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EXTRABATCH

Le Chêne (Quercus robur)

 

 

Cette étude évalue le potentiel biologique des coproduits de chêne (Quercus robur) à travers différentes fractions obtenues selon un gradient de polarité croissant. L’évaluation des activités fongicides, larvicide, phytotoxique et biostimulante met en évidence une compartimentation des propriétés biologiques dictée par la nature hydrophobe ou hydrophile des composés, ainsi que par les procédés d’extraction mis en œuvre.

Les fractions à dominante apolaire se caractérisent par une cytotoxicité marquée vis-à-vis des bioagresseurs, corrélée à une répression du développement végétal. L’activité antifongique quantitative y est maximale, avec des taux d’inhibition fongique globale compris entre 50 % et 60 %. En revanche, les molécules apolaires exercent également une action phytotoxique significative, induisant le gain de biomasse le plus faible de l’étude, mesuré à ~3 %. Enfin, leur toxicité aiguë envers les larves juvéniles s’avère efficace à terme, bien que caractérisée par une cinétique d’action plus lente que celle des fractions polaires.

À l’inverse, les fractions à dominante polaire induisent des réponses biologiques sélectives fortement dépendantes de la technologie d’extraction employée. Ll’effet biostimulant maximal est obtenu via une fraction hydrophile issue de la méthode d’extraction effectuée par SFE-process, générant un gain de biomasse végétale d’environ 20 %. Enfin, le passage à ces profils moléculaires hydrophiles s’accompagne d’une diminution du pouvoir fongicide, qui se stabilise à un taux d’inhibition de l’ordre de 20 %.

L’étude menée sur le potentiel fongicide sur des extraits de chêne (Quercus robur) montre que l’inhibition de différentes souches fongiques est corrélée à la présence de molécules apolaires présentes dans les fractions.

En effet, l’activité inhibitrice se concentre au sein des fractions de faible à moyenne polarité. La fraction hautement apolaire (fraction 1) induit une inhibition moyenne de la croissance fongique comprise entre 45 % et 60 %.

L’activité fongicide maximale et la plus homogène est obtenue avec la deuxième fraction apolaire (fraction 2), dont les taux d’inhibition s’établissent dans un intervalle de 50 % à 60 % sur l’ensemble des souches testées. La fraction de polarité intermédiaire (fraction 3) maintient un pouvoir inhibiteur significatif, avec une efficacité globale moyenne de 40 % – 45 %, confirmant l’extraction de molécules portnt l’activité antifongique.

La fraction la plus polaire (fraction 4) provoque une diminution importante du pouvoir antifongique. Le taux d’inhibition global se stabilise à une valeur moyenne d’environ 20 %, indiquant que les molécules extraites par l’ajout d’un co-solvant polaire présentent une faible activité fongicide sur les différentes souches testées.

 

Les essais de toxicité aiguë menés sur les larves juvéniles mettent en évidence une cinétique de mortalité corrélée positivement au gradient de polarité des fractions.

Les fractions 3 et 4 (fractions les plus polaires) se caractérisent par une induction immédiate de la mortalité. En effet, dès la deuxième mesure cinétique, la population larvaire tend vers zéro. Ces deux conditions d’extraction présentent une efficacité insecticide la plus élevée à court terme.

Les extraits apolaires affichent une cinétique de mortalité plus lente et progressive (fractions 1 et 2). Lors de la première étape de suivi, le nombre de larves vivantes résiduelle se maintient entre 5 et 10 individus vivants par unité expérimentale, avant d’atteindre une létalité quasi totale (population proche de zéro) lors des relevés ultérieurs. L’analyse statistique valide une réduction de viabilité hautement significative dès la première baisse par rapport aux témoins.

En conclusion, bien que l’ensemble des fractions de Quercus robur manifeste des propriétés insecticides à terme, l’activité biocide des composés polaires et moyennement polaires se distingue par une vitesse d’action supérieure à celle des molécules hydrophobes.

L’étude menée sur la croissance de plantule modèle met en évidence des réponses physiologiques divergentes non seulement selon la polarité des composés extractibles, mais également en fonction du procédé opératoire mis en œuvre pour les fractions polaires.

En effet, la fraction hautement polaire obtenue par le procédé de fractionnement supercritique (fraction 4) engendre l’incrément de biomasse le plus élevé de l’étude, avec une valeur moyenne de ~20 %. Cet effet biostimulant est statistiquement hautement significatif (**, p < 0.05), confirmant l’efficacité de cette méthode d’extraction pour concentrer les principes actifs hydrophiles à action positive sur la croissance végétale.

En revanche, bien que le solvant 4 constitue également une fraction à dominante polaire, son profil d’activité biologique est totalement différent de celui de la fraction 4. Cet extrait montre une inhibition du développement avec un gain de biomasse moyen qui diminue à ~5 %, marqué par une significativité statistique (*, p < 0.1). Cela démontre que la réponse biostimulante n’est pas uniquement dépendante de la polarité hydrophile des constituants, mais s’avère hautement sélective du mode d’extraction sous pression, les solvants classiques pouvant co-extraire des composés inhibiteurs ou altérer la biodisponibilité des molécules d’intérêt.

De plus, la fraction 2 induit également une diminution significative de croissance la plus marquée de la série, se stabilisant à une valeur d’environ 3 %. Cela confirme le potentiel de cette fraction lipophile pour des applications herbicide ciblé.

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Source biomasse résineux
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